lunes, 29 de septiembre de 2008

ploc ploc ploc

Lundi jour de pluie, palermo soho, j’adore mon barrio.

Je me lasse pas de ses boutiques. Des pois, des rayures, des couleurs, du bleu du rouge, de l’asymétrie et des playmobiles, en avant les histoires. J’attend que laura me dise que le peso a baissé pour aller tout m’acheter^^

Je teste les différents café internet du quartier et j’hésite encore entre un cappucino ou un alfajor chocolate frambuesa. Radiohead, in the rainbow. Je suis dans un film.
Je suis partie pour réviser.

« Ca me fait plaisir que tu aies changé »

Je suis devenue addict au maté, ce qui m’empêche de dormir la nuit, alors la nuit je réfléchis.

On me propose un stage dans un journal à Berlin alors que j’étais toute contente d’aller prolonger mon été à l‘alliance française de Grenade. Mes collocs me poussent à changer mes plans, je ne parle même pas de laura …

Je ne pense plus qu’à ca. Ah cette mobilité, imagine toi pas un avenir, fais des plans et retourne les. Change de saison, d’hémisphère, de mode de vie, de mentalité, de projet. Il fait froid à Berlin l’hiver. J’ai pas envie de donner des cours de français. J’ai pas envie d’abandonner l’accent argentin pour l’accent d’espagnol. Les espagnols ils sont moins beaux que les allemands Ils zozotent et ils crachent.
C’est pas le fouillis dans ma tête c’est bien.

domingo, 28 de septiembre de 2008

architecture en Hilsinki

J’aime bien sortir de Buenos Aires le week-end mais j’aime bien y rester aussi.



C’est dimanche, heureusement qu’il pleut, j’avais pas envie de sortir de la maison. Il pleut des trompes d’eau.

Minifacturas et medialunas, que mas ? Un cafe con leche, OHLALA.
Lent-demain de fête => on fête les 27 ans de Francis et la despedida de Amanda. On inaugure la terrasse récemment repeinte en vert terrain de golf et la cuisine, toute jaune, mais sans chinois. Les chiliens ressemblent un peu aux chinois et les mexicains ont limite les yeux bridés en passant…
dj robin en attendant l'anglais

Les invités arrivent petit à petit, le DJ aussi. Pas de règle du jeu, de 15 à 45 ans. Hola, guten tag, speed vodka. A minuit la terrasse déborde et il commence pleuvoir. On s’entasse dans la cuisine. Que los cumpla feliz ! On a pas la place de danser alors on dégringole les escaliers. Callaté josé maria, elle est trop bonne la torta. Trop fière de dire aux invités que yo vivo aKa et je vais me coucher au rez de chaussé de la boli-ché.

laura et ses copains


Me duele la cabeza. Insolation à la réserve écologique. Ca fait plaisir une bonne insolation. Pique nique sur la plage, je savais pas qu’on était au bord de la mer. Mais non y a l’Uruguay de l’autre côté, tu verra la semaine prochaine… Sans mentir la réserve écologique, c’est un peu aburido, je préfère la feria sur la place à l’entrée, j’aime bien regarder les vieux qui dansent le folklore en mangeant des almendras.

la réserve...


des bonnes photos de livre de géographie, tu peux voir la nature, la nature ohohoh la nature, au premier plan, en fait c'est de la fausse nature devenue naturelle avec des oiseaux, après tu as le périphérique, la ville basse, et la ville haute avec les gros immeubles, c'est puerto madero. Bref c'est pas trés beau tout ca, et puis il manque les bisonvilles pour faire vraiment géographie


Mira los aburridos
Con los pies deprimidos
Mira como se levantan con las piernas culembas
Mira como aprietan la bemba
Mira la gordita metiendo la barriga
Mira como se fatiga
Bajando hasta el fondo profundo bien hondo

Con un movimiento redondo
Un poquito de tequila con sal
Para estimular la espina dorsal
Y despertar todos los órganos de tu cuerpo
Vamos a resucitar los muertos



Emportée par mes collocs, je me suis laissée séduire par l’urugayen Martin Buscaglia lors de son concert vendredi dernier à Niceto pour pas changer de lieu. On a passé la soirée avec Kora notre ex colloc allemande revenue il y a peu prolonger ses études à Buenos Aires parce que tombée amoureuse de sa vie ici.
Du culturel, toujours du culturel… puisque ca y est enfin j’ai mis les pieds au Malba, LE musée d’art contemporain de la ville aux allures du Macba de barcelone, mais en beaucoup moins fourni. Intéressant néanmois, avec quelques toiles de Diego rivera et Xul Solar, l’inventeur fou porteno, et puis une expo temporaire d’un cubain qui nous offre des sucettes et des caramelos, des affiches aussi.


Puis j’oubliais déjà, mais lundi je suis allée pour la première fois de ma vie sur un plateau télé : Caiga quien Caiga, une émission polémique hebdomadaire qui retrace l’actualité de la semaine en quelques reportages… en direct donc j’ai applaudi et je me suis tu quand on m’a dit. T’aimerais bien travailler à la télé ? chai pas, envie d’être derrière les caméras un peu.

C’était le compte-rendu de la semaine. J’ai aussi été faire un tour aux olympiades inter-uca, le Crit’ version catho, uca quoiiii. Rien à voir, et il me manquait vous, mes amis .

Ploc ploc ploc, la pluie ne cesse bon sang de bon soir et déjà je sens la nuit, un vrai bon dimanche à tuer, à manger des céréales, faire les cakes avec ses collocs, à faire du paint sur san telmo même




sábado, 20 de septiembre de 2008

Septembre ou l'odeur du printemps




22 septembre. Cyber-café plaza Armenia puisque internet de marche plus à la casa. Le soleil me donne trés chaud. Tengo calor qu'elle disait Pamela. Hier c'étai la fête du printemps et le jour des étudiants. Hier j'ai pris le train puisque j'étais à Bella Vista. Bella vista ca ressemle à ca :





La vue n'est pas si belle, mais la nuit est folle. On a fêté les 30 ans de Naty, Naty c'est la copine du frère de Grisel (ma colloc portena). Naty elle a organisé une grosse fête dans son jardin pour son anniversaire, une soirée où si t'étais pas déguisé t'avais pas le droit de danser et dieu sait si on a dansé.












Pamela, raul, Grisel, Francis, naty, la soeur de grisel, et robin




Il manque laura tavu, laura elle était malade.








Et mon appareil photo il a pas résisté.




A partir de aujourd'hui, tout le monde croit qu’il va faire soleil. Du jour au lendemain. Jour, nuit.

Nuit. Dieu que les nuits sont longues ici. La nuit tous les chats sont gris. Il y a des gens bizarres aussi parfois la nuit. Je préfère pas trop me perdre me perdre du côté de San Telmo ou La Boca. Si ca arrive j’aime bien rencontrer un taxi. Le taxi je le préfère gentil. Je préfère ne pas trop écouter les informations, ni entendre les histoires de mes petits copains de la UCA qui se font voler, ni connaitre le nombre par jour de tués sur la route à Buenos Aires. Moi je me sens bien ici hein. Juste à 4h du matin, parfois j’ai plus la force d’aller en coco_bobo_liche. Buenos Aires ca m’épuise, tous les jours je me ballade, tous les jours je rencontre des nouveaux endroits. Il y a trop d'endroits, il se passe trop de choses, il y a trop de monde, j'adore l'excès et c'est pour ca que j'aime bien. Buenos Aires c’est inépuisable et c’est ce qui m’épuise .





Vendredi dernier je suis allée au barrio chino. J’y ai rencontré des sushis qui nous ont tué la pense. Vomir de la tête. En tout cas y en a pas beaucoup des chinois ici, ou alors ils sont bien cachés les coquins.


On y est allé avec notre nouvelle colloc: Julietta de California. Elle avait plutôt l’air pépouze pour une californienne. Mais en fait non, je sais pas ce qu'on luit à fait, mais depuis 2 jours elle a disparue ! C'est comme ca le firulete, il y a beaucoup de gens qui passent puis qui repartent, on comprend pas pourquoi. Sinon il y en a aussi qui reviennent.


Firulete life-style



Entre l'anniversaire de Pamela, ses histoires, et puis la 15 septembre, la semaine dernière a été fortement marqué par le Mexique. Viva mexico. Oué parce que lundi c’était la fête de l’indépendance du Mexique. 15 septembre. Alors on s’est faufilés à l’intérieur d’un gros bâtiment, on a suivi Pamela, on est tombé sur des mariachis et sur une foule de mexicains clamant fièrement haut et fort l’hymne de leur cher pays. J’aimerais bien être fière d’être française moi aussi mais non j’irai pas chanter la Marseillaise à l’ambassade. Je préfère fêter le mexique avec de la corona au correo central.


Raul's tacos cook team





Independencia de Mexico au Correo central

Ca y est on commence à avoir nos petites habitudes. Nous avons « notre » restaurant, à savoir LE restaurant mexicain qu’on adore le serveur, ses tacos, et ses daiquiris. Et puis le jeudi soir, c’est zizek. ZIzek. Zeki. ReikI. Kiki. Kekette. Zizek finalement. On se déhanche sur le son des djs qui mixent de la cumbia. Ayayoy ayayoy te regalo mi revolucion. Cuuuuumbiiia.






before zizek




La fac ne m’épuise pas trop. C’est pas le mot. Je remercie armella pour avoir validé le choix de mes cours et je ris quand elle me dit que j’ai fait un choix très cohérent. Finalement, je suis contente d’être à Science-po pour ne pas faire de science politique. J'préfère la photo tavu. Je photographie ma terrasse...







Je ne suis pas peu fière d’avoir eu un 10 sur 10 à mon premier trabajo en cours de foto. J’en ai marre de rien comprendre aux films que je regarde en cours de cine parce que ceux-ci sont sous titrés en anglais pour mes voisins les américains. J’en ai un peu marre de les entendre glousser les filles aussi. J’aime bien mon cours de revoluciones comparadas et je comprend pas pourquoi personne ne m’a jamais apris les révolutions américaines durant ma scolarité.




J’aime bien prendre le bus la nuit quand il peut aller très vite. J’aime bien aussi de pas avoir de monnaie et devoir m’acheter un alfajorez pepitosx3 pour avoir une pièce de un peso.




J'aime moins la bureaucratie argentine. Je suis enfin légale mais j’aurai préférée ne pas l’être pour ne pas avoir attendue 6h au bureau des migraciones qu'ils prononcent mon nom pour avoir un visa valide. Les argentins ils sont patients. Toute manière j’ai compris, faut pas être pressée ici tsé.
Toma tu maté y callate !



lunes, 15 de septiembre de 2008

te la bañaste?

Week-end en famille.

bin oui ca me manquait tout ca, papa, maman, frères et soeurs, le repas du dimanche, alors ce week-end avec laura on s'est trouvé une famille d'adoption^^. On est parti à RosaRIO avec Hospitality Club. On s'est rappellé nos aventures à Madrid, on s'est rappellé Katariina, et on a envoyé un message à Fabricio (et tant d'autres) pour savoir si il pouvait nous héberger ce week end. Vendredi soir c'était parti on était dans le bus pour le meilleur ou pour le pire, mais dans tous les cas on allait passer un bon week end!

Fabricio fait du théâtre, il apprend la communication sociale et travaille dans une entreprise de compléments alimentaires. On a découvert qu'il avait 32 ans quand on est parti, on l'aurait su plus tôt, on aurait peut être été un peu moins génées de nos gros blancs et de ne pas avoir envie de sortir avec lui. Il vit toujours chez ses parents. Ses parents lui ont conseillé de s'inscrire sur le site hospitality club pour qu'il se trouve une petite copine étrangère, ca a bien marché avec son frère qui s'est casé en Italie, et puis les étrangers qui débarquent comme ca en fin de semaine ca divertit aussi son jeune frère Enrique, qui est attardé mental. Avec un oeil à droite, trés à droite. Marta et son mari n'ont jamais eu de filles, alors ils sont contents quand y a des filles à la maison. Marta peut partager avec elles sa sensibilité artistique, visiter les musées d'art contemporains, et flâner dans les rues de sa ville préférée.


Enfin bon voilà, vendredi soir, après un bref semblant de planification de nos prochains week-ends et une envie d'air frais, on en est arrivé à la conclusion qu'il était temps de partir à Rosario, 3ème ville d'Argentine, située dans la province de Santa Fe, à 4h de bus de Buenos Aires. On adore prendre le bus. On aime moins arriver à 1H25 du matin en ayant dit à Fabricio qu'on arrivait samedi matin. Mais on avait oublié qu'on était en Argentine, qu'en Argentine on se couche tard, qu'on est gentils et qu'on aime les français.
Taxi kéké vint donc nous chercher à la gare de bus. T'inquiète mobylette, ses parents nous attendaient dans le salon pour boir un maté cocido. Vous voulez sortir? Non, peut être qu'on va aller se coucher là...



Une petite chambre avec des toiles de Marta sur le mur. On dirait qu'on est chez Monique rue des cèdres. OUI oui. PetitS déjeuners en famille. Suggestion de visites. A peine des suggestions, on est presque obligées...
Nous voilà embarquées avec Fabricio dans le centre historique: la Bandera, Cordoba la pietonal, les parfumeries fanny, MacDo, l'expo de Maman à l'université, la place San Martin ... on ose à peine s'arrêter pour prendre des photos, c'est presque gênant.
Retour en kéké taxi. Pouet pouet. Vroum. Non non on a jamais peur sur le route en Argentine.




Oh un jardin dans la maison. Des fleurs. On discute un peu avec Enrique. Mais en fait je crois qu'il est vraiment débile le frère...





On dresse la table au soleil pendant que les milanaises gratinent au four. Papa s'entraîne un peu à parler français, nous on a faim :)



Cette après midi, maman nous amène au musée. Au programme : musée Castagnigno et le musée d'art contemporain de Rosario, le macro, qu'on préfère ne serait-ce que pour le concept:

un ancien silo rehabilité. La luna au dessus du rio Parana est llena. Ce serait presque romantique si on était pas avec marta. Le bar lounge du bord de l'eau nous donne grave envie mais non taxi kéké est déjà là, on rentre à la kasbah.








On sait plus quoi faire, on nous donne rien à faire du coup on est perdues! bon alors on part voir un festival de court métrage avec kéké. C'est dur un peu, surtout le reportage de 45 minutes sur Ragone et les disparus! Qd même on a trés envie d'aller sur Wikipédia se renseigner mieux sur tout ça. Qu'est ce qu'on fait? Le soleil a trop tapé sur notre tête. Indécision. Siempre en duda. Nous regressons à la maison pendant que les 2 fistons vont à la fête du festival.

Que raro que no quieren salir por la noche?

Bin disons que c'est qu'on a pas trop envie de sortir avec kéké et le cousin débile... Puis bon il est minuit et demi quand même, on a beaucoup marché aujourd'hui....

Son tan tranquillas chicas!

Est-ce que tu crois que demain on va pouvoir choisir ce qu'on peut faire? Bin chai pas mais finalement c'est bien agréable de se laisser porter par cette petite famille. Ca pour sur. Un tour en auto avec papa et maman jusqu'aux plages au nord de Rosario. Un air de vacances à l'océan. Le repas du dimanche et le gateau du dimanche. Aviez-vous imaginé un week-end comme celui-ci quand vous avez écrit à Fabricio pour savoir q'il pouvait vous héberger?! ah ca non!!












Une petite feria, un marché aux puces comme on les aime où on déniche des vieilles robes à 15 pesos pour la soirée déguisée du week-end prochain. Puis vint l'heure du retour. On a presque envie de pleurer. T'inquiète kéké ne nous lache pas jusqu'à ce que nous montons dans le bus.







Rosario, c'est Santa Fe mais en mieux. En se promenant sur la costanera on se dit qu'on a envie d'y retourner cet été encore une fois, pour venir se baigner. Dieu seul sait si nous n'aurons pas le temps. Et dans le bus nous rêvons en regardant garcia garcia traverser toute l'Amérique latine dans Diarios de motocicleta, mangeant alfajorez et autres gazeozas.